Une large zone du cerveau responsable des acouphènes et de l’hyperacousie

Acouphènes et hyperacousie sont généralement liés à une perte d’audition. Cependant, nous ignorons encore les zones cérébrales impliquées.
Des chercheurs américains, chinois et canadiens ont cherché à identifier les structures cérébrales et le réseau neuronal mis en jeu lors de la manifestation d’acouphènes et hyperacousie.

Pour cela, ils ont induit ces pathologies par le biais d’un médicament ototoxique à base de salicylate et electrophysiologie. Ils ont par la suite mesuré l’amplitude des fluctuations basse fréquence et l’ont comparée aux résultats obtenus au repos afin de mettre en évidence un potentiel lien entre le réseau auditif et d’autres zones du cerveau.

Les résultats sont impressionnants : une très large zone du cerveau serait en effet impliquée dans ces troubles.
Il y aurait un réseau composé de l’appareil auditif et de l’amygdale, zone impliquée dans la gestion des émotions, la mémoire, la localisation spatiale mais aussi dans la réception d’informations des centres auditifs.

L’activité cérébrale associée aux acouphènes et à l’hyperacousie n’est donc pas réduite qu’à un seul endroit et implique un large réseau de neurones au sein de différentes zones du cerveau qui contribueraient à la charge émotionnelle, l’intensité, la réponse motrice et la trace mnésique du son associées aux acouphènes et à l’hyperacousie. Il reste maintenant à identifier des traitements qui cibleraient ce circuit.